Ce blog est une prolongation du site sectes.net de Cyril Malka. Vous y trouverez des nouvelles du monde entier sur différentes sectes.
Vous pouvez, bien entendu, laisser des commentaires.
Vous trouverez tout dans une secte... Sauf la sortie
Ce blog est une prolongation du site sectes.net de Cyril Malka. Vous y trouverez des nouvelles du monde entier sur différentes sectes.
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C’est le magazine Star qui révèle ce véritable scandale.
La femme de Tom Cruise aurait été internée de force durant trois jours dans un camp de rééducation de l’église de scientologie pour avoir voulu s’éloigner de son mari !
Le Gold base, ce camp situé en Californie, est en général dédié aux « déviants » de la secte qui suit les préceptes de son fondateur Ron Hubbard.
Katie Holmes s’est vue infliger cette punition pour avoir décidé de partir à New York, sans Tom Cruise mais bien avec leur fille Suri, pour y relancer sa carrière et s’éloigner des scientologues.
Bien mal lui en a pris, puisque ce serait Tom Cruise qui l’aurait fait enfermer dans ce camp. L’ex-héroïne de Dawson a pu y « profiter » de diverses activités jugées bénéfiques pour l’âme par son mari, qui qualifie les passages au détecteur de mensonge, les divers test psychologiques et le sport à très forte dose de « vacances ». (RTL-Info)
Elle se suicide après avoir fait un test à la Scientologie
(16/04-2008) Le président du parti SV, Olav Gunnar Ballo, a perdu sa fille de 20 ans.
NICE/OSLO (VG) il y a deux semaines, Kaja Bordevich Ballo (20 ans) s'est suicidé quelques heures après avoir reçu un résultat déplorable d'un test de personalité de l'Église de la Scientologie.
En ce moment, la police de la ville française de Nice - là où Kaja étudiait à l'université de Nice Sophia Antipolis - est en train de dépiauter l'engagement de l'Église controversée dans cette affaire.
Le père de Kaja est le politicien connu Olav Gunnar Ballo (SV - Socialistisk Venstreparti - Parti Socialiste de Gauche) qui a de nombreuses années été membre de parlement, vice-président de la petite chambre parlementaire et porte-parole de son parti pour les affaires de santé. Il est marié avec Ballo et la belle-mère de Kaja est Heidi Sørensen (aussi du parti SV) qui a été présidente de l'association des verts et représentante au Parlement.
Les informations imprimées aujourd'hui ont été faites avec l'accord de Ballo et du reste de la famille de Kaja.
- La Scientologie est bien connue au travers de la presse. Je peux confirmer sa façon d'agir, mais le décès étant très récent, je ne désire pas pour l'instant commenter les détails de cette affaire, dit Gunnar Ballo au journal VG.
Kaja est morte le 28 mars et elle a été enterrée depuis l'Église Grefsen vendredi dernier. Un grand groupe d'ami l'a suivi jusqu'à sa tombe.
Beaucoup de personnes étaient également présentes lors de la commémoration de Kaja au Parlement ce même après-midi.
Le test de personnalité
D'après les informations de VG, la famille a compris la relation à la Scientologie en trouvant un test de personnalité rempli par Kaja et une analyse de ce test, fait par la Scientologie, entre ses affaires
personnelles retrouvées dans le petit appartement de 17 m2 de Kaja après sa mort.
Sur le test étaient imprimées l'heure et la date du résultat. Il avait été fait le même jour que la mort de Kaja. L'Église de la Scientologie a des locaux à quelques mètres de l'appartement où habitait Kaja.
Henrik Møinichen (19 ans), camarade de classe de Kaja, explique à VG qu'il est allé à l'université avec Kaja en classe avec elle, à 9 h ce vendredi 28 mars.
- D'après moi, elle était comme d'habitude. Elle a participé aux cours comme d'habitude, elle parlait et était heureuse, dit Møinichen à VG.
Après la classe de français langue étrangère, à 11 h, Henrik est allé à l'aéroport de Nice afin d'aller accueillir son père. Henrik habite à côté de Kaja. La dernière chose qu'il a entendue est lorsqu'elle est rentrée aux environs de 15 h ou 16 h. Le reste du temps, il était en ville avec son père.
D'après les informations de VG, aucun autre camarade de classe ou ami n'a eu de contact avec Kaja entre l'heure du test et le moment où elle a été trouvée morte.
Point sensible
- C'est sa famille qui a trouvé le test chez elle. Après l'école, je l'ai entendu dire qu'elle allait en ville pour acheter des vêtements. Je suppose qu'elle est alors entrée en contact avec l'Église de Scientologie, dit Møinichen.
D'après les informations de VG, les résultats du test de Kaja étaient extrêmement mauvais.
- J'ai l'impression qu'il s'est tout d'un coup passé quelque chose et qu'ils ont touché un point sensible. Personnellement, je pense que Kaja aurait été en vie aujourd'hui si elle n'avait pas eu de contact avec les Scientologues. J'ai l'impression qu'elle se plaisait à Nice. Elle parlait souvent de son futur à l'université, dit Møinichen. (Traduction du norvégien par Cyril Malka - article original ici).
Elle s'est adressée à nous
L'Église de la Scientologie de Nice confirme que Kaja Bordevich Ballo (20 ans) s'est adressée à eux.
Une employée de l'Église de la Scientologie de Nice dit à VG que Ballo n'est passée qu'une seule fois à l'Église avant de mourir.
- D'après ce que j'ai compris, elle avait trouvé une publicité qui parlait de notre test de personnalité et elle est venue ici pour avoir le résultat. À part cela, elle n'a rien eu à voir avec l'Église dit la femme qui ne désire pas être nommée.
Elle dit à VG que l'entrevue était plutôt un petit dialogue court et qu'il n'y a eu aucune forme de conseil.
L'Église de la Scientologie a ses bureaux dans des locaux au centre de la ville estivale populaire.
La paroisse est composée de 100 membres et célèbre en moyenne trois mariages entre les membres par an. Le Daily Telegraph a annoncé que l'année dernière, c'est cette paroisse qui a célébré le mariage de l'homme le plus riche d'Australie, James Parker. Des célébrités telles que John Travolta et Tom Cruise étaient entre les invités.
Commande de livres
On peut voir, en vitrine, une publicité pour le test contre le stress gratuit. Un groupe de garçons entre pour faire ce test, mais l'employée leur demande de revenir le jour suivant.
- Lorsqu'elle est venue ici, elle a parlé à un de mes collègues. Nous lui avions conseillé un de nos livres pour l'aider. Mais comme nous n'avions ce livre qu'en français, nous l'avons commandé en norvégien pour elle et nous devions la recontacter afin qu'elle vienne le chercher. Nous n'avons toujours pas reçu ce livre. Elle ne l'a donc pas lu.
L'employée dit à VG que la rencontre était rapide. Elle ne comprend pas que cela aurait pu influencer la décision de la jeune femme :
- Le test qu'elle a fait est accessible sur internet, mais il faut venir ici pour avoir les résultats. Les résultats ne sont ni positifs ni négatifs, mais il y a un test supplémentaire afin d'avoir une vue sur sa personnalité.
D'après cette employée, la police n'a pas pris contact avec l'Église par rapport à cette affaire. (Traduction du norvégien par Cyril Malka - article original ici.)
A l’heure de la discipline budgétaire et de la chasse aux fraudeurs, la question mérite d’être reposée à Bercy : qu’est devenue la dette fiscale de 45 millions d’euros dont les Témoins de Jéhovah sont redevables depuis une décision de la Cour de cassation rendue en 2004 ?
Pénalités et intérêts de retard compris, la somme avoisinerait aujourd’hui 57 millions d’euros mais n’a toujours pas été recouvrée par le ministère du Budget-qui oppose le « secret fiscal » à toute question sur le sujet.
D’autres sources informées évoquent une négociation par laquelle l’association chercherait à obtenir de Bercy l’abandon des pénalités.
Parallèlement, les Témoins de Jéhovah ont formé un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme, considérant que la taxation des « offrandes » des adeptes attenterait à la liberté religieuse. Ils ont aussi lancé une vaste quête.
Paradoxe : cette fois, les donateurs bénéficieront de déductions fiscales en vertu du statut de mouvement cultuel dont disposent désormais les représentations locales des Témoins.
Ainsi, en définitive, leur dette fiscale sera peut-être réglée... avec l’aide de l’Etat ! (Le Point)
Cinquante-deux fillettes et jeunes filles ont été évacuées vendredi d'un ranch du Texas (sud) appartenant à une secte mormone dissidente prônant la polygamie, ont annoncé des responsables des services sociaux. Samedi midi, la police continuait à fouiller le ranch à la recherche de suspect et de preuves.
Selon la presse américaine, la police est intervenue dans le ranch parce qu’elle recherche un homme de 50 ans, Dale Barlow, qui est soupçonné d’avoir épousé et eu un enfant avec une jeune fille de 16 ans. Il n’y aurait ni résistance ni violence de la part des membres de la secte.
Agées de six mois à 17 ans, les enfants pris en charge vivaient dans un ranch d'Eldorado, une propriété appartenant à l'Eglise Fondamentaliste des Saints des Derniers Jours (FLDS en anglais, courant fondamentaliste mormon), selon les services de protection de l'enfance du comté de Schleicher (ouest du Texas).
18 fillettes ou adolescentes abusées
Des travailleurs sociaux ont passé la soirée de jeudi et la journée de vendredi à interroger des habitants du ranch et sont arrivés à la conclusion que 18 fillettes et adolescentes avaient fait l'objet d'abus ou risquaient d'en subir dans un avenir très proche.
Les petites filles et adolescentes ont été transférées dans un endroit secret de San Angelo, au nord du ranch. Selon Patrick Crimmins, porte-parole des services de protection de l'enfance de Schleicher, les personnes qui suivent le dossier vont tenter d'«évaluer leurs besoins et de déterminer les actions appropriées».
Une secte polygame et pédophile
La FLDS est dirigée par Warren Jeffs, un polygame, arrêté en 2006 près de Las Vegas pour complicité de viol qui purge depuis une peine de réclusion à perpétuité. Il fait également l'objet de poursuites fédérales en Arizona et Utah.
L'Eglise des Saints des Derniers Jours, le principal courant de l'église mormone, a renoncé à la polygamie il y a plus d'un siècle en échange de l'admission de l'Utah dans la fédération des Etats américains. Elle excommunie les membres qui la pratiquent et a désavoué la FLDS, basée à Hildale et Colorado City, deux villes jumelles situées à la frontière entre Utah et Arizona.
Le ranch d'où ont été retirés les 52 enfants avait été acquis par la secte en 2003 et était sous la surveillance des autorités. Outre l'Utah et l'Arizona, la FLDS compte des membres dans d'autres Etats comme le Nevada, le Texas, le Colorado, le Dakota du sud et au Canada.
Le gourou déjà jugé pour les mêmes faits
Lors du procès de Jeffs à Saint George dans l'Utah, une jeune femme identifiée comme «Jane Doe IV» avait raconté en pleurant comment le gourou de la FLDS l'avait obligée à se marier en 2001 à l'âge de 14 ans avec un homme âgé. Lors de la cérémonie dans un hôtel du Nevada et malgré les protestations de l'adolescente, il lui avait ordonné de «se multiplier et remplir la terre d'enfants élevés dans le sacerdoce».
Quand elle était par la suite allée voir Jeffs en lui disant détester avoir des relations avec son mari, il lui avait intimé l'ordre de «rentrer et de faire ce que celui-ci lui disait». (20 minutes)
"Résultat de négociations, sept femmes ont accepté de quitter la prison qu'elle s'étaient constituée. Après l'avoir quittée, elles ont été examinées par un médecin et leur santé n'est pas en danger", a déclaré un enquêteur cité par l'agence RIA Novosti. Les discussions se poursuivent avec les 28 personnes, dont quatre enfants, toujours cloîtrées, a-t-il encore dit.
Un peu plus tôt, un membre de l'administration locale avait annoncé que l'abri s'effondrait sous le poids de la neige fondue, ajoutant que les secouristes et la police étaient de faction 24 heures sur 24 près de cet endroit situé à proximité du village de Nikolskoïé.
Trente-cinq adeptes de la secte s'y étaient retranchés début novembre, prédisant pour mai 2008 l'Apocalypse dont ils avaient déterminé la date en étudiant les étoiles.
Ils avaient alors menacé de se faire exploser si on cherchait à les déloger de leur refuge installé au fond d'un ravin, où ils étaient persuadés pouvoir survivre à la Fin du monde.
En dépit du froid, les membres de la secte avaient rejeté les appels des autorités, civiles et religieuses, à sortir, prétendant représenter la "vraie" Eglise orthodoxe. Les exhortations à laisser partir les enfants étaient également demeurées vaines.
Auparavant, les adeptes vivaient paisiblement à Nikolskoïé, qu'ils traversaient en grande robe noire, refusant les éléments du confort moderne tels que l'électricité et le téléphone.
Originaires de plusieurs régions de Russie, mais aussi du Bélarus et d'Ukraine, ils occupaient plusieurs maisons du village.
Les sectes se sont multipliées en Russie depuis la chute de l'URSS en 1991, poussant sur le terreau d'une grande confusion idéologique et économique.
(18/03-2008) Le satanisme inquiète la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes),récemment mise sur la sellette par le ministère de l'intérieur et la directrice de cabinet du président de la République, Emmanuelle Mignon, pour ses méthodes de travail.
Dans un document de travail préparatoire au rapport annuel de la Mission, qui doit être remis au premier ministre début avril, les auteurs font état de "chiffres inquiétants", évaluant à "25 000 personnes, dont 80 % se situent dans la tranche d'âge des moins de 21 ans, le nombre d'adeptes de la mouvance satanique, toutes branches et chapelles confondues".
La Miviludes reconnaît qu'il est "délicat d'identifier le nombre de groupes structurés" et se base, pour ses conclusions, sur les rapports des renseignements généraux et des recherches sur les sites Internet. Soulignant que "les dérives sataniques inquiètent le grand public", la Mission relève aussi que 92 cas de profanations de cimetières "à caractère satanique" ont été enregistrés en 2007, soit "une augmentation de 300 % sur les trois dernières années". L'an dernier, des vagues de profanations ont touché la Bretagne, la Marne et le centre-ville de Toulouse.
Ces pratiques s'accompagnent, selon la Miviludes, d'une "augmentation des suicides chez les jeunes", "de conduites déviantes (scarifications), d'incitation à la haine raciale, de commission d'actes de barbarie, notamment à l'égard d'animaux".
En avril 2006, le président de la Miviludes, Jean-Michel Roulet, assurait, dans un entretien au magazine L'Express, que "5 % des suicides recensés annuellement chez les jeunes de moins de 25 ans, soit une centaine, sont liés au satanisme". Huit mois plus tard, le rapport 2006 de la Miviludes ne relevait pourtant aucun suicide connecté à cette mouvance. Le pré-rapport rappelle qu'un seul homicide lié au satanisme a été recensé, à ce jour, en France.
Que valent alors ces accents alarmistes autour de "croyance" ou de "pratiques", dont les fondements - Satan, le Diable ou Lucifer - sont fortement inscrits dans l'imaginaire populaire ? Pour Olivier Bobineau, membre du groupe Sociétés, religions, laïcités du CNRS, un temps associé aux travaux de la Miviludes, les chiffres avancés par la Mission sont "absurdes". "Le satanisme est un non-problème et ne représente aucun danger", assure le chercheur, qui vient de diriger un ouvrage collectif Le Satanisme, quel danger pour la société ?, à paraître le 19 mars chez Pygmalion.
"Pour parvenir au chiffre de 25 000 adeptes, la Miviludes semble confondre les amateurs de musique black metal ou gothic et les satanistes. Or qu'est-ce qu'un fidèle sataniste ?
C'est quelqu'un qui connaît la doctrine satanique - qui, contrairement à ce que l'on croit, ne valorise par le Diable ou Satan mais l'égocentrisme libertaire, la défiance, la rébellion face à Dieu -, quelqu'un qui pratique un culte mettant en scène symboles, gestes et paroles, qui appartient à un groupe organisé, y compris sur Internet, et qui se déclare sataniste, note M. Bobineau. En France, ces quatre critères sont remplis par une centaine de personnes, parmi lesquelles seule une dizaine sont affiliées à des organisations internationales telles que l'Eglise de Satan ou le Temple de Set."
M. Bobineau conteste aussi le lien établi par le prérapport de la Miviludes entre les profanations de cimetières ou d'églises et le culte satanique. "Les crimes commis sont en général le fait de jeunes néonazis, de cas sociaux ou pathologiques, animés par un sentiment profond de haine à l'égard de la société et de la religion", insiste M. Bobineau.
Le chercheur reconnaît en revanche la pratique du "braconnage satanique". Ce terme recouvre les "tâtonnements identitaires" pratiqués par les adolescents "en phase de construction", qui pensent trouver dans cette "contre-culture" des "repères en opposition à la société" : "Aujourd'hui, dans le dispositif global de repères et de balises, il y a le satanisme, qui relève d'un imaginaire omniprésent et de plus en plus accessible : groupes de musique, jeux vidéo, séries télévisées, publicités de grandes marques. Certains jeunes à un moment donné y trouvent un sens."
Selon le chercheur, la vigilance des autorités doit se porter "sur les individus qui développent des thèses fascisantes et qui tâchent de confisquer la figure millénaire de Satan". En 2006, la Miviludes a publié sur le sujet Les Dérives sataniques, guide pratique de l'enquêteur, un livret destiné aux services de justice, de police et de gendarmerie. (Le Monde)
PARIS, 5 mars 2008 (AFP) - La Française, présumée séquestrée en Sardaigne par des membres de la Scientologie et libérée fin janvier par la police italienne, a été hospitalisée à Paris où elle a été rapatriée mardi, a-t-on appris mercredi de sources policières françaises.
Martine Boublil, qui fut membre de l'organisation pendant huit ans avant de la quitter, pourra être entendue par les policiers de l'Office central pour la
répression des violences aux personnes (OCRVP, de la direction centrale de la police judiciaire), dès que les autorités médicales l'auront jugé possible, a-t-on précisé de mêmes sources.
Les policiers de Nuoro (centre-est de la Sardaigne) avaient découvert le 21
janvier Martine Boublil, soeur de Claude Boublil, membre de l'église de
Scientologie en France, enfermée dans une pièce remplie d'immondices.
Retrouvée à demi-nue, elle dormait sur un matelas infesté de vermine, selon la police locale.
Quatre Français, une femme et trois hommes, présentés comme des membres de la Scientologie et soupçonnés de l'avoir retenue contre son gré, avaient alors été arrêtés, avant d'être libérés il y a deux semaines. Ils sont, depuis, rentrés en France.
Une Française, séquestrée en Sardaigne par des membres de l'église de Scientologie et libérée fin janvier par la police italienne, va "être rapidement rapatriée en France", ont indiqué samedi des sources diplomatiques françaises à Rome.
"Le Consulat de France à Rome suit cette affaire depuis le début en collaboration étroite avec les autorités italiennes et Martine Boublil sera rapidement rapatriée en France", ont affirmé ces sources.
La police de Nuoro (centre-est de la Sardaigne), qui avait libéré la Française de 48 ans alors qu'elle était détenue dans des conditions d'hygiène déplorables, a précisé de son côté à l'AFP que Mme Boublil "était toujours hospitalisée mais qu'elle pourrait quitter la Sardaigne la semaine prochaine".
La préfecture de Nuoro avait été alertée par un coup de téléphone faisant état d'appels à l'aide provenant d'un maison de campagne située sur le mont Ortobene, près de Nuoro.
Les policiers avaient découvert le 21 janvier Martine Boublil, soeur de Claude Boublil, un important membre de l'église de Scientologie en France, enfermée dans une pièce remplie d'immondices. D'abord présentée comme d'origine tunisienne, elle avait été retrouvée demi-nue et dormant sur un matelas infesté de vermine, selon la police locale.
Quatre Français, une femme et trois hommes, présentés comme des membres de la Scientologie et soupçonnés d'avoir retenu Martine Boublil contre son gré, avaient alors été arrêtés, avait indiqué à l'époque un porte-parole de la préfecture de police locale.
Ces quatre personnes ont été libérées il y a dix jours et sont depuis rentrées en France, a-t-on précisé samedi de même source.
La porte-parole de l'Eglise de Scientologie en France, Danièle Gounord, invitée par le quotidien Le Parisien à commenter cette affaire, a parlé de "drame familial" et indiqué que la Scientologie n'avait "rien à dire" sur la question.
Le Parisien rapporte aussi le témoignage de Martine Boublil, qui dit avoir vécu "un enfer".
Elle raconte avoir été membre de la Scientologie pendant huit ans puis s'en être écartée. Quelques années plus tard, elle a été hospitalisée pour dépression nerveuse. Selon elle, son frère (ndlr Claude Boublil, un des animateurs du Celebrity center de la Scientologie à Paris) l'a fait sortir et l'a "emmenée de force en Normandie, dans une maison qui appartient à un scientologue, puis dans la Sarthe et enfin en Sardaigne".
En Sardaigne, elle affirme avoir été contrainte de rester enfermée dans une "pièce dégoûtante" au premier étage de la maison, surveillée par deux jeunes gens qui ne lui parlaient pas, avec une bassine pour ses besoins naturels et un t-shirt pour tout vêtement. Une femme vivait également dans la maison et "s'occupait de l'intendance". Elle dit avoir écrit avec son tube de rouge à lèvres des SOS sur des bouts de carton qu'elle a jetés dans le jardin des voisins, lesquels ont alerté la police.
Après sa libération, Martine Boublil a été hospitalisée dans un établissement psychiatrique en Sardaigne. (20 minutes)
C’est en lisant Le Parisien, mardi matin, que les responsables de la Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) ont pris connaissance de la circulaire adressée ce même jour, aux préfets, par Michèle Alliot-Marie, à propos de la lutte contre les sectes.
Il y a quelques semaines, c’est également en lisant le même journal que le président de la Mission avait appris que la ministre de l’intérieur organisait, le même jour, une réunion consacrée aux sectes. Réunion à laquelle il n’était pas invité.
Après la gaffe d’Emmanuelle Mignon sur le « non-problème » des sectes, et la polémique qui s’en est suivi, le président de la République et le premier ministre ont pourtant renouvelé leur confiance à la Miviludes.
Le premier a indiqué qu’il n’y avait pas à « réformer » l’organisme tandis que le second soulignait la nécessité de « renforcer ses moyens ».
MAM aurait-elle compris par là qu’il s’agissait simplement d’abonner la Miviludes au Parisien ? (www.bakchich.info)
Dans son rapport 2007, dont Le Figaro s'est procuré une copie, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte (Miviludes) fait état d'une utilisation croissante de la datura par des sectes.
La datura, une plante originaire d'Amérique du Sud ou de l'Inde selon son espèce, se retrouve notamment en Amérique du Nord, au Moyen-Orient et en Europe. Elle est cultivée comme plante ornementale.
La plante (notamment les espèces : Datura stramonium, Datura metel, Datura inoxia, Datura seratocaula, Datura aurea, Datura candida, Datura dolichocarpa, Datura sanguinea) a été utilisée par de nombreuses sociétés traditionnelles (notamment les Aztèques) sur tous les continents pour ses propriétés psychotropes et hallucinogènes.
Elle est toujours utilisée par certaines ethnies d'Amérique lors de rites initiatiques. Son usage et sa préparation restent variables d'une ethnie à l'autre. Sa grande toxicité la rend potentiellement dangereuse même pour un usage chamanique.
L'ingestion d'une partie de cette plante entraine un délire hallucinatoire de plusieurs heures.
De très petites quantités suffisent pour déclencher une intoxication grave, l'ingestion de 4 à 5 grammes de feuilles suffit pour tuer un enfant.
À faible dose, le datura provoque la dilatation des pupilles, une diminution des sécrétions, une diminution du péristaltisme entraînant la constipation, une élévation du rythme cardiaque, une dilatation des bronches, et a des effets hallucinogènes. De fortes doses entrainent le décès par troubles du rythme cardiaque.
En cas d'empoisonnement au datura, une hospitalisation d'urgence est requise où sera pratiqué un traitement qui est avant tout symptomatique : lavage d'estomac, sédation par injection de benzodiazépines, réhydratation.
Les graines et les feuilles de la plante sont la plupart du temps absorbées sous forme d'infusion. Plus rarement elles sont fumées.
L'utilisation dans un cadre récréatif reste anecdotique et souvent limité à une expérimentation isolée et de brève durée du fait de la difficulté de gestion du produit, des effets secondaires désagréables (importante sécheresse des muqueuses, amnésie, confusion mentale et impression d'étrangeté persistante plusieurs jours après la prise), et des risques d'accidents (intoxication) liés à la difficulté à déterminer la dose souhaitée car la limite entre la dose hallucinogène et une surdose est très étroite et liés à la période de latence entre l'absorption et l'apparition des effets qui peut amener les usagers à se surdoser.
En janvier 2007, la Miviludes s'inquiétait dans son rapport annuel du développement des stages de "mieux-être" utilisant une autre drogue, l'iboga. Voir lien plus bas. (PsychoMédia)
Voyez également:
L'Iboga, utilisé par des sectes, classé comme stupéfiant par la France (avril 2007)
Sectes: un rapport alerte contre la montée du satanisme et autres dérives (fév. 2008)
CASPER (Etats-Unis), 27 jan 2008 (AFP) - Le chef de l'Eglise mormone Gordon Hinckley est décédé dimanche à Salt Lake City (Utah, nord-ouest), à l'âge de 97 ans, a annoncé dimanche un porte-parole des mormons.
Hinckley, considéré comme un prophète par les mormons, était devenu président de cette Eglise en mars 1995.
Il est décédé de mort naturelle, a indiqué le porte-parole sans autre
précision.
L'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours (appellation
officielle de l'église mormone) a été fondée en 1830 par le pionnier américain Joseph Smith et repose sur le "Livre de Mormon", du nom d'un ancien prophète, version "restaurée" de la parole véritable de Jésus, par opposition à la version classique résultant de la "grande apostasie" du christianisme.
Cette religion à la fois secrète (il est interdit d'assister aux services
religieux si on n'est pas membre) et prosélyte revendique aujourd'hui quelque 13 millions de fidèles à travers le monde, dont un peu moins de la moitié vivent aux Etats-Unis, essentiellement dans l'ouest du pays.
Dans l'Etat de l'Utah, l'Eglise mormone est le plus grand propriétaire
foncier de la capitale Salt Lake City et où une majorité d'élus font partie de
"l'Eglise des saints des derniers jours". Suspendisse nec purus vel velit ultricies bibendum.
Pour faire suite aux tentatives de censures Internet lancée par la Scientologie des hackers viennent de déclarer la guerre à cette secte religieuse.
La semaine dernière, nous vous relations les tentatives des avocats de la Scientologie (considérée comme secte en France, NDR) qui faisaient des pieds et des mains pour retirer, du web, une vidéo interne montrant Tom Cruise en pleine promotion plus que douteuse. Tellement douteux qu'un historien Allemand a comparé Tom Cruise et son dialogue comme ceux du Nazi Goebells. Une comparaison qui fait froid dans le dos (vidéo que voici en partie):
Lundi, des hackers, des hacktivistes anonymes ont diffusé un "communiqué de presse", en Anglais, indiquant qu'il lançait une guerre contre la Scientologie. Une alliance qui souhaite s'attaquer aux finances et aux infrastructures de ce groupe "religieux" fondé par Ron Hubbard.
"Nous voulons protéger le droit à la liberté d'expression, un droit systématiquement violé par l'Église de Scientologie dans sa poursuite à faire taire ses adversaires." indique ces e-manifestants sur Internet. (Zataz)
Les amateurs d'histoires de fesses seront déçus en feuilletant «Cécilia, la face cachée de l'ex-première dame». Contrairement à «Cécilia», l'un des deux autres ouvrages parus cette semaine sur l'ancienne Mme Sarkozy (lire encadré), il n'y a pas de révélations salaces sur le locataire de l'Elysée, incorrigible «sauteur». Le livre signé Denis Demonpion et Laurent Léger réussit le pari de consacrer près de 300 pages à une femme-enfant qui n'en mérite pas dix, sans être ennuyeux. Que dire de Cécilia? Elle n'a pas fait d'études, n'a jamais travaillé, change d'opinion plus souvent que de petite culotte, ne sait pas aligner trois mots. En fait, elle n'a qu'un talent très précieux: celui d'attirer des hommes riches et (ou) célèbres.
L'énumération des liaisons de Cécilia est éloquente. Dans l'ordre, l'avocat play-boy Jean-Luc Chartier, le financier Nicolas Barre, fils de Raymond Barre, le photographe de Jacques Chirac, Jean-Daniel Lorieux, l'animateur Jacques Martin (qu'elle a épousé et avec qui elle a eu ses deux filles), Nicolas Sarkozy (qui fut son deuxième mari et est le père de son fils), puis Richard Attias, organisateur de conférences internationales. Cécilia (qui se prénomme en fait Cécile) plaît aux hommes. A condition de ne pas ouvrir la bouche. «Elle adore être dans la lumière, mais elle est terrorisée. Elle n'a ni idée ni culture. Que voulez-vous qu'elle dise à ses interlocuteurs?» s'interroge Laurent Léger, coauteur du livre.
Les petits mensonges de Cécilia
Si Nicolas Sarkozy ne cesse de la magnifier devant les caméras, louant surtout sa beauté, il ne se fait guère d'illusions sur ses capacités intellectuelles. La traitant dans l'intimité de «conne» (du moins selon l'une des trois biographies), il s'oppose à ce que Cécilia figure aux élections régionales en Ile-de-France, ou accède au fauteuil de maire de Neuilly. En fait, «La face cachée» ne cache rien. L'ex-First Lady est vide. Elle ne s'intéresse à rien si ce n'est à dévaliser les boutiques de mode avec ses copines. En revanche, Bernadette Chirac avait fait l'Institut des sciences politiques de Paris, était conseiller général de Corrèze, et gérait ses oeuvres humanitaires.
Le livre fait toutefois la lumière sur les très nombreux petits mensonges de Cécilia. Son Prix de piano de la ville de Paris? On n'en retrouve pas la trace. Son passé de mannequin? En fait, elle était «portemanteau», comprenez un «mannequin boutique» qui essaie les modèles pour la clientèle fortunée. Son poste d'attachée parlementaire? Du bluff...
Coup de pouce à la scientologie
En revanche, Denis Demonpion et Laurent Léger révèlent une Cécilia adepte du gourou William Walker Atkinson, maître de la «Nouvelle Pensée», plongeant dans le spiritisme et apprenti médium. L'ex-première dame ne se contente pas de faire tourner les tables, elle aurait peut-être aussi influé pour que Nicolas Sarkozy modifie son approche des «mouvements spirituels nouveaux». Pour preuve, les Renseignements généraux (RG) reçoivent l'ordre d'assouplir leur surveillance sur les sectes, «au grand dam des associations de lutte contre les mouvements sectaires». Selon les auteurs du livre, un officier des RG, auteur d'une thèse sur l'Eglise de scientologie et ses dérives, aurait été carrément poussé à la démission. Enfin, cerise sur le gâteau, le 30 août 2004, Nicolas Sarkozy et Madame reçoivent au ministère l'acteur Tom Cruise, dont l'appartenance à la scientologie fait polémique en France.
À lire: «Cécilia - La face cachée de l'ex-première dame», Editions Pygmalion, 291 pages
Un membre des Témoins de Jéhovah a été mis en examen, jeudi, par un juge d'instruction du tribunal de grande instance de Saint-Dié-des-Vosges (Vosges), pour viol sur mineure de 15 ans. Il a été laissé en liberté, a-t-on appris de source judiciaire.
Il est suspecté d'avoir violé entre 1986 et 1989 une fillette d'une douzaine d'années dans la salle du royaume, lieu de culte des Témoins de Jéhovah, de Saint-Dié-des-Vosges. La mère de la jeune fille fréquentait elle-même à l'époque l'association. La victime s'était suicidée le 22 mars 2006 devant la salle du royaume, entraînant une enquête judiciaire.
Cinq autres personnes placées en garde à vue ont été remises en liberté jeudi. Ces témoins de Jéhovah pourraient être poursuivis pour non dénonciation de crime. AP
Will Smith serait de plus en plus proche de la Scientologie, une organisation religieuse, considérée comme une secte dans la plupart des pays européens, rapporte Us Weekly.
Selon cette revue, l’acteur américain, actuellement à l’affiche de « Je suis une légende », aurait procuré des tracts vantant les mérites de la scientologie à quelques collaborateurs, sur les plateaux de son dernier film "Hancock" ainsi que le fameux test de personnalité de la secte le "test Oxford" (qui n'a bien entendu rien à voir avec l'université du même nom)
Ce quizz (plutôt que "test") est fait pour convertir les gens à la religion en identifiant chaque défaut de leur personnalité et en leur promettant que la Scientologie pourra les améliorer, leur apporter une solution."
L’attitude de Will Smith est très contradictoire. Il y a quelque mois il avait déclaré qu'il ne croyait pas en ces "religions organisées."
Et, après avoir fait l'apologie d'Hitler il y a quelque temps, il distribue maintenant des tracts Scientologues.
Le bon ami de Will Smith, Tom Cruise, semble avoir bien fait son travail!
Une Tchèque adepte d'une secte impliquée dans une affaire rocambolesque d'usurpation d'identité mais aussi de maltraitance d'enfant a été interpellée en Norvège et va être ramenée dans son pays natal, a annoncé mercredi la police pragoise.
Barbora Skrlova, 33 ans, qui devait selon la presse locale devenir la "déesse" d'une secte issue du "Mouvement du Graal", a été "retrouvée conjointement par la police tchèque et par la police norvégienne", a indiqué le porte-parole de la police pragoise, Jiri Vokus.
En Norvège, elle avait réussi, grâce à son physique juvénile, à endosser l'identité d'un garçon de 13 ans à la tête rasée, et fréquentait une école depuis septembre dernier sous le nom d'"Adam", selon la porte-parole du ministère tchèque des Affaires étrangères, Zuzana Opletalova.
L'année dernière, Barbora Skrlova avait disparu de son pays natal après avoir été impliquée dans une affaire de maltraitance d'enfant à Kurim (est).
A l'époque, elle avait déjà endossé l'identité d'une adolescente de 13 ans, "Anna", supposée être la soeur d'un garçon de 8 ans, Ondrej, lui-même découvert en mai 2007 nu, pieds et poings liés, dans un réduit obscur de cette maison de Kurim.
La jeune femme, petite et mince, avait même réussi à tromper les services sociaux tchèques grâce à son visage enfantin et sa voix aigüe. "Je n'ai jamais eu de problèmes avec mes deux vies, celle d'+Anna+ et de +Barbora+", avait-elle affirmé en juin dans un bref entretien avec un journal tchèque.
La mère du petit Ondrej, une étudiante de 30 ans, a été incarcérée, tout comme sa soeur, qui était au courant des traitements cruels infligés pendant plusieurs mois au garçon. L'enquête a révélé que les deux soeurs appartenaient à une secte qui préconise la soumission totale par le biais d'épreuves physiques et dont le père de Barbora Skrlova serait le chef.
Selon la presse, le groupe de Kurim serait une branche dissidente du "Mouvement du Graal". Présent dans une vingtaine de pays, ce mouvement, qui compte actuellement plus de 9.000 adeptes, a été fondé en 1924 à partir des thèses ésotériques d'un Allemand nommé Oskar Ernst Bernhart, alias "Abd Ru Shin". (AFP)
Une chaine de télévision pour la jeunesse, la chaine Gulli, et un réseau de salles de cinéma, UGC, ont diffusé une série de clips vidéo réalisés par une association parrainée par l’église de Scientologie. Pour la chaîne c’était il y a une quinzaine de jours, en revanche, les salles de cinéma l’avaient fait au printemps dernier. Cette association américaine s’appelle Des jeunes pour les droits de l’Homme est parrainée par l’église et sa représentante en France n’est autre que la porte-parole de l’église de Scientologie à Paris.
Les clips sont en fait une déclinaison de la déclaration universelle des droits de l’Homme et ne présentent rien de choquant. Mais la présence de la secte de manière peu explicite sur une chaîne pour enfants fait tout de même débat. (France Info)
Le gourou d'une secte apocalyptique russe dont des adeptes sont retranchés dans un abri souterrain dans le centre de la Russie a été sorti de l'hôpital psychiatrique et amené sur les lieux par les autorités qui tentent de faire sortir les enfants.
Quatre enfants, dont le plus jeune est âgé seulement de 18 mois, font partie du groupe de 29 personnes qui est descendu au début du mois dans une grotte souterraine proche du village de Nikolskoye, à environ 640km au sud-est de Moscou. Les adeptes, qui attendent la fin du monde pour le mois de mai, menacent de se faire exploser si on les force à quitter leur abri.
Leur gourou, Piotr Kouznetsov, a accepté de tenter d'obtenir la libération des enfants, Il a été escorté par les autorités jusqu'au refuge et entamé des négociations avec les adeptes, a-t-on appris auprès d'un responsable du gouvernement régional, Evguéni Gouseinov.
Piotr Kouznetsov est actuellement interné dans un hôpital psychiatrique. Cet ancien ingénieur de 43 ans, qui s'est proclamé prophète il y a quelques années, a été inculpé la semaine dernière pour avoir mis en place une organisation religieuse associée à la violence. Issu d'une famille dévote, il l'a quittée pour établir la "vraie église orthodoxe russe", recrutant des adeptes en Russie et au Bélarus.
Des membres du clergé de l'Eglise orthodoxe russe avaient tenté sans succès ce week-end une médiation pour tenter de convaincre le groupe de sortir de son abri, en s'adressant aux adeptes par un trou d'aération. (AP)
NIKOLSKOÏE (Russie), 19 nov 2007 (AFP) - Redoutant l'Apocalypse, qu'ils prédisent pour mai 2008, une trentaine d'adeptes d'une secte orthodoxe, dont quatre enfants, se sont retranchés dans un abri souterrain, menaçant de se faire exploser si on cherche à les en déloger.
"Ils disent que tout est diabolique dans le monde. Que la globalisation est diabolique. Ils attendent l'arrivée de l'Antéchrist", explique le Père Alexeï, venu organiser une prière sur les lieux de leur cachette près du village de Nikolskoïe dans la région de Pienza (500 km au sud-est de Moscou).
"Je les plains. Ils se sont emprisonnés eux-mêmes pour un rêve qui n'existe pas", ajoute-t-il en espérant qu'ils "sortiront tôt ou tard".
Ils ont menacé de tout faire sauter avec des bonbonnes de gaz si les forces de l'ordre tentent de les déloger de leur refuge, installé au fond d'un ravin, où ils sont persuadés d'être à l'abri de la Fin du monde.
La zone du ravin, où les adeptes sont retranchés depuis presque deux semaines, est recouverte de neige et balayée par les vents. La police en interdit désormais l'accès aux curieux.
Alors que les températures oscillent entre -5° et -10°, les prêtres organisent des messes dans une grande tente kaki, pour le salut de la secte.
En dépit du froid, les adeptes rejettent les appels à sortir des autorités, civiles et religieuses, prétendant représenter la "vraie" Eglise orthodoxe. Les appels à laisser sortir les enfants restent également vains.
Boris Koulagine, représentant du Parlement local, se dit inquiet pour les enfants et assure que plusieurs adeptes sont d'ancien militaires, armés.
"Ils nous ont dit de les laisser tranquilles. Que si nous essayons de les forcer à sortir, ils se feront exploser", explique-t-il à l'AFP.
"Nous pensons qu'ils sont trente, peut-être plus. Ils ont quatre tonnes de vivres", ajoute-t-il.
Selon les habitants de Nikolskoïé, le gourou de la secte, Piotr Kouznetsov, habitant de la localité, a été emmené depuis qu'ils se sont retranchés à l'hôpital psychiatrique.
Une enquête a été ouverte contre la secte mais les autorités privilégient l'attente, de crainte d'un carnage, explique Vladimir Provotorov, chef de l'administration régionale. "Ils attendent l'Apocalypse. Laissons les l'attendre", suggère-t-il.
Les villageois se souviennent du gourou, Piotr Kouznetsov, comme d'un garçon sérieux, issu d'une famille pieuse - sa mère chantait lors des enterrements - qui a suivi des études d'ingénieur et était affectueusement surnommé "Petia", le diminutif de Piotr.
"Petia leur a fait subir un lavage de cerveau... Mais ils n'embêtaient personne. Je ne l'ai ai pas vu depuis deux semaines, j'en ai déduit qu'ils s'étaient barricadés", témoigne Liouda, une villageoise.
Selon des habitants, les adeptes vivaient paisiblement à Nikolskoïe depuis plusieurs mois, traversant le village dans de grandes robes noires et refusant le confort moderne comme l'électricité ou le téléphone.
Ils ont calculé l'arrivée de l'Apocalypse en étudiant les étoiles, selon les autorités russes.
"Certaines de leurs idées ressemblent à celles des antiglobalistes en Occident. C'est un rejet de la civilisation", croit savoir Iouri, voisin de la tante de Piotr Kouznetsov, dans la petite ville voisine de Bekovo.
Ils venaient de plusieurs régions de Russie, mais aussi du Bélarus et d'Ukraine, et occupaient cinq maisons du village, reconnaissables aux grandes croix orthodoxes qu'ils avaient érigées sur les toitures et sur les portes.
Piotr Kouznetsov et ses adeptes croient à la prière comme moyen de guérison supérieur à celui des médecins, racontent des villageois.
Les sectes se sont multipliées en Russie depuis la chute de l'URSS en 1991, poussant sur le terreau d'une grande confusion idéologique et économique.
Ce faits divers, largement médiatisé par la télévision nationale russe, est "un parfait exemple de ce qui peut arriver dans une société qui n'a pas d'éducation religieuse", a commenté le métropolite Kirill, porte-parole de l'Eglise orthodoxe russe.
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